• Alice Bodineau

Réseaux sociaux : 4 tendances que j’ai envie de voir en 2020

Mis à jour : févr 17

En parcourant l'internet ces derniers jours, tu as sûrement vu passer des articles sur les "tendances social media 2020". J'aime toujours lire ces articles en début d'année mais je finis toujours par être déchirée entre l'envie d'explorer ces nouvelles tendances et la tristesse de voir le monde numérique partir complètement en vrille. Pour être plus claire, je te prépare trois articles (dont voici le premier) sur ce que j'ai envie de voir cette année, ce que je n'ai pas envie de voir cette année et les contenus à explorer qui me semble intéressants. C'est mon avis sur la question et je serais ravie de connaître le tien, tes commentaires sont plus que bienvenus.


1. Des concurrents sérieux parmi les nouveaux réseaux sociaux ?

Y a-t-il quelqu’un de suffisamment solide pour bousculer les géants du social media ? Facebook possède déjà les quatre applications social media les plus téléchargées de ces dix dernières années (Facebook donc, mais aussi WhatsApp, Instagram et Messenger). On est déjà loin d’un idéal de diversité... Twitter, Pinterest, LinkedIn, Snapchat et Youtube sont bien installés dans le paysage, chacun sur son créneau. Tik Tok ? Déjà fait. Détenue par un autre géant, chinois cette fois, l’appli a explosée en 2019 alors qu’elle était déjà l’application la plus téléchargée au monde en 2018. J’avoue ne pas m’y être intéressée de près tant les centres d’intérêts semblent être éloignés des miens… (si tu utilises Tik Tok, viens me dire ce que tu en penses !).


Non autre chose, d’un peu plus “confidentiel” (si l’on peut dire…). Twitch ? Peut-être, même si elle appartient à Amazon, géant parmi les géants et qu’elle compte déjà 460 000 streamers actifs chaque mois ou 18 millions de visiteurs uniques aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2019. Des chiffres intéressants mais loin, bien loin derrière Youtube qui comptaient 236 millions de visiteurs uniques en novembre 2019 aux États-Unis. J’avoue y trouver un intérêt cette fois ! De plus en plus de créateurs et créatrices de contenus se tournent vers Twitch pour tester de nouveaux formats et ça s’annonce vraiment passionnant ! C’est sans aucun doute LA plateforme que je surveillerais de près en 2020. J’ai très envie de voir ce qui va se passer là-bas en 2020, et toi ?


Du côté des inconnus il y a aussi Caffeine qui tente justement de concurrencer Twitch ou Community, basé sur les bonnes vieilles conversations (intéressant aussi, affaire à suivre…).


Et toi, quelle nouvelle plateforme aimerais-tu voir grandir en 2020 pour renouveler le petit monde des réseaux sociaux ?


2. Le commerce : plus de rencontres IRL

Comme annoncé dans l'introduction, je te prépare un autre article sur les tendances que je n’ai pas envie de voir en 2020. Et en matière de commerce, comment dire... Honnêtement, je n'ai même plus les mots tant ça me déprime qu’on dépense autant de temps, d’énergie et d’argent à imaginer un commerce toujours plus dématérialisé qui n'intéressera qu’une part infime des entreprises de ce monde (sans compter la pollution engendrées par toutes ces nouvelles propositions).

Si tu es actif sur les réseaux sociaux, tu n’es sûrement pas passé à côté de la tendance “pop-up store”. Là on tient quelque chose de plus intéressant ! Un pop-up store qu’est-ce que c’est ? C’est une boutique physique temporaire (de quelques jours à quelques semaines en général). Les marques disponibles seulement en ligne, se sont emparées de cette tendance et c’est une bonne nouvelle : c’est à la fois un bon moyen de communication (l’ouverture peut par exemple faire l’objet d’un vernissage auquel journalistes et influenceur.ses seront invité.es) et un moyen de rencontrer ses clients IRL (In Real Life) pour échanger avec eux sur leurs envies, leurs interrogations, leurs retours etc.

Pour certaines marques nées en ligne, dites DNVB (Digital Native Vertical Brand), la tendance va plus loin avec l’ouverture de boutiques officielles, souvent à Paris, parfois ailleurs. C’est le cas de Bonne Gueule, ce blog devenu une marque de référence dans le petit monde de la mode masculine, qui a ouvert deux boutiques à Paris et une à Bordeaux.


3. Des marques engagées

C’est un fait : les internautes sont plus attachés aux marques qui s’engagent. On a tous en tête des marques comme Veja, Patagonia, Biocoop, Ecosia… En prenant des engagements en faveur de l’environnement ou en s’inscrivant dans le modèle de l'Économie Sociale et Solidaire (ESS), les marques expérimentent des modèles d’entreprises plus respectueux de l’humain et de la nature. Certaines font le choix de la certification B-Corp (“certification octroyée aux sociétés commerciales répondant à des exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public”), d’autres celui d’une communication plus transparente et de charte d’engagements. Dans tous les cas, on assiste à une vraie remise en question des conventions entrepreneuriales, pour le meilleur j’espère.


On parlera évidemment de greenwhasing dans l’article de la semaine prochaine sur les tendances que je ne veux pas voir en 2020. 😉


4. Ralentir et retrouver du sens

Le slow content (est-ce que je t’en parle toutes les semaines ? Tout à fait 😅) : prendre le temps de produire de la QUA-LI-TÉ. Je me répète mais c’est selon moi et sans aucun doute le meilleur conseil de marketing pour les années à venir. On ne peut pas poursuivre indéfiniment cette course aux contenus. C’est non seulement un non-sens écologique mais aussi humain, tout simplement ! Parce que nous sommes ensevelis sous les contenus, nous lisons les articles en diagonale, nous passons d’un contenu à l’autre sans y prêter attention (et je m’inclus tout à fait là-dedans aussi, malheureusement 😞)... Il faut que ça cesse et les entreprises tout comme les créateur.trices de contenus ont évidemment leur rôle à jouer là-dedans. Il faut prendre du recul pour produire un contenu de qualité qui aura de la valeur pour les humains qui consulteront ce contenu derrière leurs écrans. Il n’y a que comme ça que tu pourras vraiment toucher les gens et, à fortiori, accéder à une communauté de fans engagés.


La désalgorithmisation se poursuit doucement (j'en parlais déjà l'an dernier). Moins d’algorithmes et (encore une fois) plus d’humain(s). C’est une tendance discrète, bien cachée derrière les discours bruyants de la start-up nation, mais qui se maintient. J’espère qu’elle prendra de plus en plus de place dans le monde de “la tech” et du marketing digital cette année. À ce sujet, je te conseille vivement le projet Flint et sa compagnie de robots, créé par Benoît Raphaël, qui tente de combiner intelligence artificielle et intelligence humaine pour une vieille moins restrictive et plus pertinente, c’est passionnant.


Le retour des bonnes vieilles communautés d’intérêts : finalement, a-t-on déjà fait mieux que regrouper les gens par centres d’intérêts pour créer du lien social, virtuel ou non ? On l’a vu l’année dernière avec l’explosion des groupes Facebook mais aussi le retour des conversations de groupe, sur Discord par exemple. En tant qu’entreprise ou créateur.trice de contenus, connais-tu suffisamment ta communauté ? Quels sont les centres d’intérêts communs qui relient tes fans ? Tu peux certainement approfondir le sujet et travailler là-dessus. 🙂


Digital detox : j’ai l’impression qu’elle a un peu disparu des écrans radars ces derniers temps, non ? Pourtant elle me semble plus que jamais indispensable pour maintenir une relation saine et durable aux outils numériques et aux réseaux sociaux en particulier. Le sujet t’intéresse ? Dis-le moi car je réfléchis à t’en parler plus souvent. 🤗


Voilà un peu pour les tendances à creuser pour cette année 2020. Et toi qu'est-ce que tu en penses ?

Je reviens la semaine prochaine avec un article sur les tendances que je préférerais ne pas voir en 2020 (et y a de quoi faire 🤦‍♀️).


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As-tu pensé à faire un diagnostic gratuit de ta présence en ligne (réseaux sociaux et blog) ?


Et pour ne rien rater des prochains articles, c'est par ici que ça se passe :



Sources : Blog du modérateur, Marie Dollé